Avancée dans la recherhce sur le cancer du sein !

180px-Pink_ribbon.svg(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cancer_du_sein)

Le cancer du sein touche aujourd’hui 1 femme sur 8, ce qui représente 42 000 nouveaux cas chaque année en France. (Doctissimo)

Pour toute information sur le dépistage notamment, le site Cancerdusein.org est très bien fait.

Un article concernant une avancée de la recherche sur le cancer du sein est paru récemment dans le journal britannique « Telegraph » retranscrivant une étude parue dans la revue « Nature« .

Il y est indiqué que l’Université de Cambridge et l’Institut Welcome Trust’s Sanger ont découvert le gène responsable du cancer du sein triple –négatif.

Les scientifiques ont découvert le gène se cachant derrière l’une des formes les plus agressives du cancer du sein dans une avancée qui pourrait conduire à de nouveaux traitements salvateurs.

Le cancer du sein triple-négatif est l’une des formes les plus mortelles de cette maladie avec un quart des patientes diagnostiquées qui ne survivent pas plus de 5 ans.

Les chercheurs de l’Université de Cambridge et de l’Institut Welcome Trust’s Sanger ont découvert que le gène BCL11A est trop actif dans 80% des cas.

Cette étude ouvre la porte à des thérapies géniques et à des examens détectant la maladie assez tôt pour que les femmes puissent avoir le choix de mastectomies salvatrices.

« Nos études des gènes dans les cellules humaines ont clairement montré que le gène BCL11A est un vecteur conduisant aux cancers du sein triple-négatifs », indique le Dr Walid Khaled de l’Université de Cambridge.

« Nous avons aussi montré qu’ajouter un gène humain BCL11A actif dans des cellules du sein humaines ou de souris en laboratoire les amenait à se comporter comme des cellules cancéreuses. »

« Un aspect important est que lorsque nous avons réduit l’activité du gène BCLA11 dans 3 échantillons de cellules humaines de sein avec un cancer triple-négatif, elles ont perdu quelques caractéristiques des cellules cancéreuses et sont devenues moins tumérogènes lors des tests sur les souris. »

« Ainsi, en augmentant l’activité du gène BCL11A on se rapproche du comportement de cellules cancéreuses, et en diminuant son activité on s’éloigne du comportement de cellules cancéreuses. »

Chaque année, environ 10 000 personnes sont diagnostiquées porteuses de cancers du sein triples-négatifs. Cette maladie ne répond pas aux médicaments anti-cancéreux classiques comme l’Herceptin.

Seulement 77% des personnes atteintes de cancers du sein triples-négatifs survivent pendant 5 ans, comparés aux 93% pour les autres variantes de cette maladie.

Lors d’une nouvelle étude, les chercheurs se sont focalisés sur le profil génétique des tumeurs de 3000 patients, en recherchant spécifiquement les gènes qui agissent sur le développement des cellules souches et des tissus.

Une activité plus élevée du gène BCL11A a été détectée dans 8 cas sur 10 et a été corrélée à un stade plus avancé des tumeurs.

Pour tester la théorie selon laquelle ce gène favorisait la croissance des tumeurs, les scientifiques ont modifié génétiquement des souris afin d’obtenir des versions inactives du gène. Aucun animal n’a continué à développer de tumeurs dans ses glandes mammaires, alors que tous les animaux non traités ont développés des tumeurs.

« Ces résultats passionnants identifient un nouveau gène responsable du cancer du sein dans la plupart des cas les plus difficiles à traiter », indique le Professeur Carlos Caldas, directeur de l’Unité de Recherche sur le Cancer de l’Université de Cambridge.

« Nous pouvons nous baser sur nos travaux pour développer une compréhension moléculaire du cancer du sein qui guidera les décisions cliniques et les choix de traitement. »

« La découverte d’un gène actif dans le cancer devrait également nous aider dans les recherches pour de nouveaux traitements. »

Le Dr Emma Smith, attachée d’information scientifique senior pour la Recherche Anglaise sur le Cancer, indique que : « comprendre les gènes qui jouent un rôle dans les cancers du sein triples-négatifs pourrait mener à de nouvelle façons d’appréhender la maladie, c’est pourquoi cette étude est un pas en avant prometteur. »

« Les prochaines étapes nous permettront de découvrir si le gène joue le même rôle dans le développement du cancer du sein chez les femmes et si des médicaments peuvent être fabriqués pour cibler les molécules défectueuses. »

« Le cancer du sein triple négatif peut être difficile à traiter, c’est pourquoi la recherche sur le fonctionnement de la maladie est primordial pour aider les scientifiques à inventer de nouveaux traitements. »

Le Dr Christopher Runchel, assistant de recherche chez Breakthrough Breast Cancer, ajoute : « tandis que cette étude et la découverte d’un nouveau gène conduisant à des cancers triples-négatifs se limite aux cellules souches et aux souris, ce travail pourrait tenir ses promesses pour trouver de nouvelles façons de traiter cette forme de la maladie à l’avenir. »

« Le cancer du sein triple-négatif est particulièrement agressif et ne réagit pas aux traitements hormonaux comme le Tamoxifen, ou les médicaments spécifiques comme l’Herceptin. C’est pourquoi la recherche de traitements efficaces est si importante et que la Breakthrough Breast Cancer a toujours soutenu ce genre de recherches. »

Sources :

http://www.telegraph.co.uk/news/science/science-news/11336050/Breast-cancer-breakthrough-as-Cambridge-University-finds-gene-behind-killer-disease.html

http://www.nature.com/ncomms/2015/150109/ncomms6987/full/ncomms6987.html

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