Pétrole, gaz et oiseaux chanteurs…

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(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Oiseaux_chanteurs)

 

Voici la traduction d’un article paru sur le site « The Daily Fusion » (http://dailyfusion.net/2014/05/oil-affects-bird-communities-28852/), reprenant un article publié en Février 2014 dans la revue « The Journal of Wildlife Management » (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/jwmg.662/abstract;jsessionid=306363D9D35BFAB270C4E8D5568C8BA2.f02t02).

 

Carte des États-Unis avec le Commonwealth of Pennsylvania en rouge.SurnomKeystone State(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pennsylvanie)

Le développement de pétrole et de gaz conventionnels au nord de la Pennsylvanie aux Etats-Unis affecte les populations d’oiseaux, et l’actuelle multiplication d’infrastructures dédiées à l’extraction de gaz de schiste pourrait encore augmenter cet impact selon des chercheurs du « Penn State’s College of Agricultural Sciences ».

 

Le « Northern Tier Commonwealth », l’un des plus grands blocs de forêts à feuilles caduques de l’est des Etats-Unis, dans la région des Appalaches, est une importante zone de reproduction pour les oiseaux chanteurs migrateurs néotropicaux. Ces minuscules créatures insectivores, qui se reproduisent en Pennsylvanie et migrent vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud en hiver, jouent un rôle important dans la santé des forêts.

 

Mais ils sont impactés négativement dans les zones où il y a une forte densité de puits de pétrole et de gaz superficiels, indique Margaret Brittingham, Professeure en Sciences Naturelles, qui a conduit une étude sur les populations d’oiseaux dans la forêt nationale d’Allegheny aux Etats-Unis.

 

La forêt nationale, située sur le très boisé plateau d’Allegheny au nord-ouest de la Pennsylvanie, possède plus de 14 000 puits actifs de pétrole et de gaz. Bien que l’impact de puits superficiels soit beaucoup plus faible que celui des immenses blocs que sont les puits de schiste Marcellus en construction à travers la région, les groupes de puits superficiels avec leurs voies d’accès, blocs et pipelines créent des réseaux perturbants qui fragmentent la forêt et modifient les populations, explique Margaret Brittingham.

 

https://i2.wp.com/blog.syracuse.com/graphics_impact/2008/10/1008_Marcellus_Shale.jpg (Sourcehttp://www.syracuse.com/graphics/index.ssf/2008/10/map_of_marcellus_shale.html)

Elle dit que « l’accumulation de beaucoup de perturbations à petite échelle dans la forêt conduit à une homogénéisation des populations d’oiseaux, avec des espèces habitant à l’intérieur de la forêt, comme les Parulines bleues (Setophaga caerulescens), les Parulines couronnées (Seiurus aurocapilla) et les Parulines à gorge orangée (Setophaga fusca), qui sont poussées à l’extérieur de la forêt, alors que d’autres espèces plus adaptées à ce nouvel environnement près des êtres humains, comme les Merles et les Grives (Genre Turdus), les Geais bleus (Cyanocitta cristata) et les Tourterelles tristes (Zenaida macroura) intègrent l’intérieur de la forêt. »

 

Description de cette image, également commentée ci-après(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paruline_bleue)

« L’homogénéisation biotique est un processus subtil selon lequel les espèces généralistes remplacent les espèces spécialistes, avec les espèces communes et répandues qui ont tendance à devenir plus abondantes et les espèces plus rares qui déclinent. Nos résultats ont révélés des modifications des populations d’oiseaux à cause du développement des puits de pétrole et de gaz, et suggèrent que la perte de la spécificité des populations en est l’une des conséquences. »

 

L’étude, menée en collaboration avec le « U.S. Department of Agriculture’s Northern Forest Research Station », a duré 3 ans. La chercheuse en chef Emily Thomas, qui était à l’époque une étudiante de 3ème cycle conseillée par Margaret Brittingham, a observé des oiseaux sur des surfaces d’environ 20 hectares sélectionnées selon la présence plus ou moins importante de puits de pétrole et de gaz.

 

Emily Thomas a validé une Maîtrise en Sciences Naturelles et en Sciences de la Pêche et est actuellement Professeure au sein du Programme de Technologie des Sciences Naturelles sur le campus « Penn State DuBois » de l’université de Pennsylvanie.

 

Dans une publication récente du « Journal of Wildlife Management », des chercheurs ont présenté des résultats quant à la présence ou à l’absence de différentes espèces d’oiseaux chanteurs dans différents environnements : forêts non perturbées par l’activité humaine, forêts avec faible densité de puits de pétrole et de gaz, et forêts avec forte densité de puits de pétrole et de gaz. Ils ont recensé l’abondance et la diversité des oiseaux-chanteurs dans les zones étudiées qui recouvraient deux types de forêts : « northern hardwood » (forêt d’Amérique du Nord composée d’essences particulières) et forêt de chênes.

 

« Nous voulions savoir quel impact avait le développement de puits, de routes, de pipelines et autres infrastructures liées à l’extraction de pétrole et de gaz, sur les populations d’oiseaux chanteurs », explique Margaret Brittingham. « Nous avons comparé et mis en opposition l’abondance et la diversité des oiseaux près des puits à celles des oiseaux qui étaient éloignés des perturbations humaines au sein des grandes forêts, et ce que nous avons trouvé est incontestable. »

 

 

(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_de_schiste)

Les espèces inféodées à l’intérieur des forêts diminuent fortement à proximité des puits et de façon proportionnelle à l’intensité du développement de ces puits de gaz. Les espèces d’oiseaux chanteurs qui préfèrent les forêts jeunes se développent en abondance aux abords des zones de développement des puits de gaz.

 

De plus, Margaret Brittingham a noté que, les espèces généralistes d’oiseaux, qui se développaient le mieux et tendaient à être communes partout où il y avait de l’activité humaine, étaient plus abondantes près des puits de pétrole et de gaz qu’à l’intérieure des forêts non perturbées (déplaçant sans doute les populations spécialistes des forêts).

 

Le développement important des puits de schiste Marcellus, qui a commencé au cœur des forêts du nord de la Pennsylvanie aux alentours de 2007, augmente exponentiellement. Les puits de schiste horizontaux profonds diffèrent considérablement des classiques puits superficiels de pétrole et de gaz à bien des égards.

 

Les zones de puits de gaz de schiste sont immenses mais ont une densité de présence plus faible. Les foreurs installent des supports en pierre pour soutenir l’équipement qui est lourd, et utilisent une quantité d’eau beaucoup plus importante pour la fracturation hydraulique. Cette technologie exige un trafic très accru de camions sur des routes plus larges et de réalisation plus complexe.

 

Margaret Brittinham et ses étudiants étudient actuellement les effets du développement du gaz de schiste sur les populations d’oiseaux.

 

« Les oiseaux sont faciles à étudier et à observer pour mesurer l’impact du développement des puits de gaz car ils sont nombreux, répondent rapidement au changement de leur habitat et sont les premiers indicateurs lorsqu’il y a des problèmes », dit-elle. « Le résultat final est qu’il y aura des extractions de ressources dans cet Etat, mais les forêts qui le recouvrent fournissent de l’eau pure et de l’air pur, régulent le climat et ont une foule d’autres bienfaits écologiques. »

 

« Nous devons maintenir ces écosystèmes aussi sains et fonctionnels que possible lors de l’extraction de gaz. Nous espérons que notre recherche permettra de déterminer où se situent les seuils de changements et à identifier les zones où l’extraction de gaz devrait être évitée où au moins à protéger les « services écologiques » qui sont fournis gratuitement à tous. »

 

Les services forestier USDA a financé ce travail.

 

1 – Puits de pétrole, de gaz et de gaz de schiste :

 

Le pétrole comme le gaz naturel sont issus de la décomposition de matière organique principalement végétale qui s’est transformée en hydrocarbures en restant emprisonnée dans la roche.

 

(Source : http://mes-economiesdenergie.blogspot.fr/2013/01/la-formation-des-gisements-de-petrole.html)

La matière organique comprend tous les résidus de matière vivante qui se dépose sur le sol (végétaux et animaux morts). La plus grande partie de ces résidus est recyclée : par exemple mangée par les animaux vivants pour se nourrir.

Une petite partie seulement est piégée dans le sol en étant recouverte de sédiments (sable, roche, etc…). La température et la pression vont augmenter au fur et à mesure de l’accumulation de sédiments sur cette matière organique.

Dans ces conditions de température et de pressions, la matière organique va se transformer en kérogène, puis, si la température augmente au-delà de 50°C, en pétrole ou en gaz naturel selon la composition et les conditions d’enfouissement. Mais ce processus est extrêmement lent (plusieurs millions d’années).

 

Ainsi, le gaz naturel et le pétrole se retrouvent piégés dans la roche dans des poches comparables à des réservoirs. Ces réservoirs sont situés plus ou moins profondément dans le sol et ne sont accessible que par des méthodes de forage.

 

En suivant le lien ci-après vous accèderez à une petite animation sur l’extraction de pétrole et de gaz. : http://www.cea.fr/var/cea/storage/static/fr/jeunes/animation/playBac/05-extraction-petrole.html

 

Remarque :

Outre la dimension écologique de l’utilisation de pétrole ou de gaz, il est un constat très simple à faire : comme la consommation des réserves de pétroles et de gaz se compte en dizaines d’années alors que leur fabrication dure plusieurs millions d’années, il est assez facile de comprendre qu’à plus ou moins long terme ces réserves vont être épuisées. C’est un fait indéniable. D’où l’intérêt de trouver d’autres sources d’énergies.

 

Concernant le gaz de schiste, le principe est différent. Il s’agit de gaz qui est diffus dans une roche rendue imperméable par l’argile qu’elle contient.

 

processus-gaz-de-schiste

(Source : http://www.jeanlucbennahmias.eu/interpellation-de-la-commission-sur-les-gaz-de-schistes/processus-gaz-de-schiste)

Pour libérer ce gaz, comme il n’est pas contenu dans un réservoir mais diffus au sein même de la roche, la technique utilisée actuellement est la fracturation hydraulique. Cette technique consiste à envoyer de l’eau sous pression dans la roche afin de la fissurer, de la casser.

 

LA FRACTURATION HYDRAULIQUE IMPLIQUE L'UTILISATION D'EXPLOSIFS BARDES D'URANIUM APPAUVRI...COMME LES ARMES ! dans ENVIRONNEMENT fracturation(Source : http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/02/13/la-fracturation-hydraulique-implique-lutilisation-dexplosifs-bardes-duranium-appauvri-comme-les-armes/)

Lorsque cette roche est fissurée, le gaz est libéré et peut-être récupéré.

Cette méthode est très controversée par le fait que lors de la fracturation, la création des fissures n’est pas totalement contrôlée et, comme l’eau utilisée contient des produits chimiques, le sol peut être pollué au-delà des zones prévues. D’autre part, il a été constaté des fuites de gaz (jusqu’à 4% du volume extrait) notamment dans des zones habitées situées près de sites d’extraction. Outre la question environnementale, cela pose donc aussi des questions de santé publique.

Alors que certains disent que les méthodes vont évoluer et permettre de limiter l’impact sur l’environnement, d’autres estiment que ce n’est que retarder l’inévitable et qu’il faut donc passer à l’utilisation d’autres sources d’énergie.

 

La grande question est : faut-il continuer à exploiter les sources d’énergies conventionnelles (pétrole, gaz naturel, gaz de schiste, etc…) tant qu’on peut le faire peu importe la méthode ou faut-il exploiter d’autres sources d’énergies (vent, soleil, etc…) dont l’utilisation a un impact beaucoup plus faible sur l’environnement ?

 

2 – Populations d’oiseaux et diversité biologique :

 

Dans cet article il nous est indiqué que l’exploitation de puits de pétrole et de gaz avait, un impact sur la composition des populations d’oiseaux vivant dans ces zones.

 

Cela peut paraître anodin à certaines personnes, mais nous allons voir ensemble en quoi cette information est importante.

En effet, certains vont dire que si les oiseaux habitants la forêt sont remplacés par d’autres espèces d’oiseaux cela ne change rien : il y a toujours des oiseaux.

L’important dans cette histoire n’est pas la présence d’oiseaux mais les espèces en présence.

 

Tout d’abord, il est important de comprendre que selon l’écosystème dont on parle ce ne sont pas les mêmes espèces animales ou végétales qui sont présentes. En effet, en raison de leurs caractéristiques morphologiques, physiologiques, etc… les espèces sont plus adaptées à certains milieux qu’à d’autres. En plus de cela, cette adaptation des espèces animales ou végétales aux milieux dans lesquels elles vivent est plus ou moins importante. Certaines espèces ne peuvent vivre que dans des milieux bien précis et nul par ailleurs (ce sont les espèces dites spécialistes) alors que d’autres peuvent vivre dans une gamme de milieux beaucoup plus étendue (ce sont les espèces dites généralistes). De ce fait, les espèces spécialistes vont être plus rares que les espèces généralistes et vont disparaître si leur milieu change.

On parle ici de changements très rapides au regard de l’évolution des espèces. En effet, au cours du temps les espèces sont capables de s’adapter à leur environnement mais sur des temps très longs.

 

Mais en quoi est-ce un problème que les oiseaux généralistes remplacent les oiseaux spécialistes ?

Comme dans beaucoup d’autres domaines (agriculture, etc…), le sujet important ici est la biodiversité.

La biodiversité représente la diversité des espèces vivantes. Cette biodiversité est utilisée aujourd’hui comme argument mais souvent peu comprise par la plupart des gens.

Beaucoup de personnes ne comprennent pas pourquoi la biodiversité est importante, pourquoi il est important d’avoir sur Terre le plus grand nombre possible d’espèces différentes.

Cette biodiversité est intimement liée à la diversité des écosystèmes, c’est-à-dire des milieux de vie. En effet, plus il y a de milieux différents, plus on aura des espèces spécialistes inféodées à ces milieux. Prenons un cas extrême ou sur toute la Terre il n’y aurait qu’un seul type d’habitat. Dans ce milieu ne vivraient que les espèces pouvant y vivre. Ce qui réduirait grandement la biodiversité.

Depuis quelques lignes je vous parle de biodiversité mais je n’ai toujours pas répondu à la question : en quoi est-ce important ?

 

On attribut 3 valeurs principales à la biodiversité :

 

–         la valeur intrinsèque : ici il y a un aspect moral qui dit que comme la diversité est une richesse des espèces vivantes on doit par principe conserver cette richesse et ne pas la dilapider. Elle a une valeur en elle-même.

–         la valeur patrimoniale : comme beaucoup sont attachés au patrimoine culturel (bâtiments historiques, etc…) on considère aussi que toutes les espèces vivantes sont un patrimoine particulier qu’il convient de conserver.

–         la valeur instrumentale : c’est ici la notion d’utilité qui est mise en avant. L’utilité de toutes ces espèces pour les sociétés humaines. Les espèces animales et végétales ont de la valeur car elles sont utiles à notre vie et même notre survie.

 

Parmi ces 3 valeurs, les 2 premières cités ont un moindre impact au niveau de la conscience collective. Certaines personnes ne se sentent pas concernés par le fait qu’il y ait beaucoup d’espèces différentes parce que si certaines espèces disparaissent c’est qu’elles ne sont pas adaptées à leur milieu de vie qui change le plus souvent du fait des activités humaines. Et entre l’humain et l’animal ou le végétal le choix est fait de privilégier l’humain.

En ce qui concerne la valeur patrimoniale, comme certains ne sont pas intéressés par les vieux bâtiments où les tableaux anciens, d’autres se moquent de savoir que des espèces vont disparaître.

C’est pourquoi, selon mon opinion, il est aujourd’hui intéressant de se pencher sur la 3ème valeur pour toucher un maximum de personnes.

Quelle utilité toutes ces espèces ont pour nous ?

Tout d’abord, en tant que telles, certaines espèces animales et végétales par exemple nous apportent à manger, et par ce biais des éléments vitaux à notre survie. Donc un intérêt vital direct. Sans ces espèces comestibles nous serions tous voués à une mort certaine. Et comme tous les éléments nécessaires à notre survie ne sont pas présents dans tous les aliments, avoir une nourriture variée (et donc des espèces animales et végétales variées) est important. C’est la première chose.

Ensuite, il faut remonter la chaîne des évènements et voir que pour que ces espèces que nous mangeons directement puissent exister, il est nécessaire qu’elles se nourrissent elles-mêmes. Dans la chaîne alimentaire, les espèces végétales sont en bas et nourrissent les herbivores notamment qui eux-mêmes nourrissent les carnivores notamment. On voit rapidement que si on supprime un étage tout ce qui est au-dessus disparaît également.

Mais qu’est-ce qui pourrait conduire à la suppression d’un étage de cette pyramide ?

Prenons les végétaux qui sont à la base. Pour se reproduire d’une génération à une autre, beaucoup d’espèces végétales utilisent les animaux pour d’une part disséminer leurs graines (plus les graines sont disséminées et plus il y aura de nouveaux individus qui vont pouvoir se développer) et d’autre part assurer la fécondation qui est l’étape obligatoire lors de la reproduction pour créer un nouvel individu.

Le cas le plus connu est celui des abeilles. Ces dernières sont ce que l’on appelle des pollinisatrices, c’est-à-dire qu’elles transportent le pollen (l’élément mâle de la fécondation) pour aller féconder d’autres fleurs. Si les abeilles disparaissent, un grand nombre de végétaux comme les fleurs et les légumes vont disparaître.

D’autre part, les végétaux permettent de fabriquer de l’oxygène qui nous est indispensable. Sans les végétaux il y aurait beaucoup moins (car certains microorganismes fabriquent aussi de l’oxygène) d’oxygène sur Terre et donc notre survie en serait fortement compromise.

Dans le domaine de la santé, les chercheurs trouvent régulièrement dans les végétaux des substances qui ont des propriétés ou des composants utiles.

La diversité des espèces animales et végétales nous permet donc de survivre mais ont aussi tout un tas d’autres utilités qui nous servent directement ou indirectement.

C’est pourquoi elles sont importantes. Et la disparition de certaines espèces pourrait être un danger pour nous. Mais que pourrait-il arriver qui fasse disparaître des espèces ? Les maladies. En effet, nous savons que les espèces animales et végétales sont sujettes à des maladies comme les êtres humaines. Le fait est que certaines espèces souffrent de certaines maladies précisent mais pas les autres espèces.

Ainsi, quand on avance dans la réflexion, il apparaît que plus il y a d’espèces variées (plus la biodiversité est importante) moins les maladies peuvent se répandre. En effet, prenons encore une fois un cas extrême où il n’y a qu’une espèce végétale sur Terre. Si une maladie se déclare et se propage, toutes les plantes pourraient être rapidement gagnées par la maladie et disparaître, ce qui signifierait par la même occasion la fin de l’humanité. Bref, la biodiversité permet de solidifier notre présence sur Terre.

Plus il y aura d’espèces différentes en quantité importante sur Terre, moins les maladies auront d’emprise dessus et plus les êtres humains auront des chances de rester encore longtemps sur notre planète.

Il en est de même pour les maladies humaines qui sont souvent liées à un caractère génétique. Il est important d’avoir des personnes génétiquement différentes qui ne seront pas affectées de la même façon par les mêmes maladies. Ainsi, le métissage est la meilleure solution face aux maladies, et donc la meilleure façon de faire perturber notre espèce. Mais ça c’est une autre histoire.

 

La biodiversité c’est donc la Vie au sens large, mais également la vie pour nous les humains. En protégeant la biodiversité nous nous protégeons nous-mêmes contre l’éventualité d’une extinction. En gros, en sauvegardant les espèces vivantes animales et végétales nous nous sauvons nous-mêmes.

 

Pour finir, et pour donner un avis personnel, je trouve qu’il est également beaucoup plus agréable de vivre dans un monde avec des fleurs variées, des animaux tous différents qui ont chacun leurs caractéristiques. Il n’y aurait rien de plus triste de vivre dans un environnement qui serait toujours le même. Notre esprit a besoin de nouveauté, sa santé en dépend et est aussi importante que notre santé physique.

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